En 2001, la vie fait bien les choses. Elle met sur le chemin de Mark et de son épouse Corinne, deux autres passionnés : Christine Lhote de France Bleu Mayenne et Jérôme Rousselet, artiste pluriel, homme de théâtre sensible et chaleureux. Même si Marco est épaulé sans faille par Corinne, là, il va se passer quelque chose.
Mark qui compose ses musiques la nuit va tomber raide pour les textes de Jérôme Rousselet. Il faut dire qu’il y a de quoi. Mots simples sans être simplistes, émotions vraies sans verser dans la banalité, Jérôme découpe des tranches de vie dans le pain quotidien. C’est d’une grande beauté. Alors les musiques de Mark Céan dessus, ça donne "P’tite Lou", "Coussins et chiffons", "Elle" (un titre qui donne envie d’écrire l’amour avec deux ailes), le très drôle "Caddie"… La couleur de l’album sera variée, on ne s’ennuie pas un instant en découvrant ce travail qui revigore.
Vous n’avez pas remarqué un truc à part chez Céan(en dehors de ses baskets rouges) ?
À l’écoute de son premier CD « Presque au hasard », on a d’abord l’impression qu’il fait suite à d’autres albums tant le travail est millimétré et secundo bien malin l’auditeur qui parviendra à dégager sa préférence sur un titre comme le veut la tradition. En effet, presque au hasard de chaque chanson, on se prend à penser que c’est notre préférée.
Balaise le garçon !
Attention, l’artiste a du métier et la réussite n’attend plus que la reconnaissance, méritée, des programmateurs et diffuseurs.
À 7 ans, Mark commence la guitare. Il se fait tout seul et va souffrir, la liberté musicale a un prix. Les cordes de sa gratte vont parfois ressembler aux barreaux d’une prison qu’il voudrait tordre dans tous les sens pour s’évader et déjà laisser échapper du ventre de l’instrument, des accords impossibles. Des accords qui le mettraient en accord avec sa sensibilité, sa soif de partage. Il a de la caboche, alors il va grandir, guitare au poing et doigts agiles. Petit à petit, de notes en arpèges, de répétitions en reprises, la geôle du temps de l’apprentissage s’éloigne pour laisser poindre les grands espaces d’évasion.
